L’information est passée inaperçue auprès du grand public malgré son importance capitale, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu aurait rencontré, le 22 novembre 2020 à NEOM le prince héritier saoudien Mohamed ben Salman, en compagnie du secrétaire d'État américain Mike Pompeo.

Ce trio a jeté son dévolu sur cette terre si particulière pour discuter des intérêts communs dans la région lors d’une entrevue qui s’est déroulée dans la discrétion la plus totale.

Netanyahu a publié une vidéo sur son Twitter dans laquelle il a présenté ses vœux aux citoyens israéliens chrétiens pour Noël. Et, profitant de l’occasion, il s’est enorgueilli, soulignant qu’en plus des Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Soudan et le Maroc, d’autres pays arabes cherchaient à normaliser avec Israël.

Ceci est-il en relation avec l’entrevue secrète tenue à NEOM ???

« Durand 26 ans [après les accords de paix d’Oslo II en septembre 1995, ndlr], il n'y a pas eu de nouveaux traités de paix», a rappelé le Premier ministre israélien, dans cette vidéo.

« En moins de quatre mois, nous sommes arrivés à conclure quatre nouveaux accords, alors que de plus en plus de pays arabes cherchent à se réconcilier avec nous », « cela fera du Moyen-Orient un endroit meilleur » annonçait-il.

Citant des responsables américains qui se sont exprimés sous anonymat, le New York Times rapportait, lundi 21 décembre que « la Tunisie et le Sultanat d’Oman seraient les prochains à rejoindre ces traités de paix avec l’État hébreu »

Faisant suite à ces propos, le ministère tunisien des Affaires étrangères a publié sur Facebook un communiqué « démentant toute possibilité de normalisation des relations avec Israël, contrairement à ce qui a été rapporté par certains médias internationaux ».

Il y était écrit que même « si la Tunisie respecte les choix souverains des différents pays », affirmant que « sa position de principe reste inébranlable et ne sera jamais affectée par les changements sur la scène internationale ».

Rappelons qu’en octobre 2019, Kaïs Saied, alors candidat à la présidentielle tunisienne, avait estimé que la normalisation des relations avec Israël, n’était pas un simple crime, « on appelle ça haute trahison», avait-il insisté.

Interrogé sur sa position quant à l’adoption d’une loi pour criminaliser la normalisation avec Israël, Kaïs Saied avait assuré « qu’ils étaient en guerre contre Israël qui colonise les territoires palestiniens et que toute relation avec celui-ci doit être qualifiée de haute trahison ».

Le président tunisien, Kais Saied, avait déclaré en janvier dernier au sujet du plan de normalisation avec Israël « qu’il s’agissait de l' injustice du siècle » et d’une « trahison suprême ».

En plus de la Tunisie, l’Algérie, l’Irak, le Liban, la Libye, la Syrie et le Yémen ont tous signifié leur refus catégorique de normaliser leurs relations avec Israël, réaffirmant leur attachement à l’initiative de la Ligue des États arabes de 2002 à Beyrouth.

Quels propos les trois hauts responsables ont-ils tenu à NEOM ?

Ont-ils délibéré sur une possibilité de rattacher à leur cause des pays arabes qui refusent toute alliance avec Israël ?

Est-ce une annonce qui sert de ballon sonde afin de préparer le terrain et voir quelles sont les réactions des pays arabo-musulmans?

Nous sommes en droit de nous poser toutes ces questions, et bien d’autres encore, vu que les enjeux sont colossaux, voire déterminants, pour l’avenir de toute l’Humanité.

Mais la question principale concerne le lien entre cette volonté de normalisation et NEOM.

En effet, ce projet doit s'établir dans un environnement pacifié, et la question palestinienne doit être définitivement évacuée à travers cette normalisation afin que ce plan puisse se réaliser pleinement, et dans toutes ses dimensions.

N’oublions pas que ce qui se trame sur la terre bénie de NEOM n’est point anodin et que l’aboutissement du projet décidera du sort et de l’avenir de tout être humain vivant sur cette planète.

En effet, l’instauration le l’IA et son omniprésence n’est plus un scénario hollywoodien mais bien une réalité palpable.

De ce fait, tout un chacun se doit de rester éveillé et suivre de très près l’actualité de cette région du monde. Aucune inattention, ni aucune négligence ne sont permises car il y va de notre avenir, de celui de nos enfants et des générations futures.