Le 8 avril 2016, le roi d'Arabie Saoudite Salmane et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi ont signé au Caire, un accord pour la construction d’un pont reliant l'Égypte à l’Arabie saoudite.

Long de 25 kilomètres, il nécessitera entre 3 et 5 années de travail et coûtera la somme de 6 milliards de dollars.

Projet ambitieux, le pont du détroit de Tiran enjambera la mer Rouge, permettant le développement du tourisme et des échanges commerciaux. Le président de la Chambre de commerce saoudienne Abdel Rahman al-Zamel a estimé un volume entre 150 et 200 milliards de dollars et l’apparition de villes qui vivront grâce au pont.

Dans la foulée de la signature du projet, les autorités égyptiennes ont officiellement reconnu comme Saoudiennes, les îles de Tiran et de Sanafir —qui devraient servir de point d’ancrage du pont— situées à la pointe du Sinaï. La cession de ces îles a provoqué la colère des Égyptiens, qui ont encore en mémoire la guerre des Six jours déclenchée par la fermeture du Détroit de Tiran par Gamal Abdel Nasser en 1967. Israël avait occupé ces îles jusqu’à la signature du Traité de paix en 1979.

Si, officiellement, le premier objectif de ce pont est de favoriser les échanges commerciaux, il s’inscrit avant tout dans le vaste projet de construction de NEOM, la plus grande ville entièrement gérée par l’Intelligence Artificielle.

Vendue comme un paradis terrestre, cette Smart City est en réalité la cité de Dajjal décrite par les religions monothéistes. Ce sera une méga-cité de débauche sur la terre des prophètes à Jebel al-Lawz, l’endroit même où le Veau d’or avait été adoré par les enfants d'Israël en l’absence de Moïse (p).

Ainsi, le pont sur la mer Rouge servira à relier le Mont Sinaï égyptien, qu’on nous a conditionné à croire depuis notre enfance, à la ville NEOM située sur le Mont Sinaï scripturaire, terre des prophètes située à Jebel al-Lawz.