Le 19 juin 2020, les responsables du projet NEOM ont révélé, qu’ils s'étaient fixés comme objectif que NEOM devienne la source régionale de production et d’emmagasinement d’eau, ainsi qu’un centre international durable d’épuration des eaux basé sur le dessalement de l’eau de mer via le « dôme solaire ».

Par le biais de Twitter, la direction de NEOM a déclaré que ce projet occupait une place importante dans la liste de ses objectifs et qu’il aurait recours aux énergies renouvelables à 100 % dans le dessalement de l’eau afin de baisser à zéro les émanations de gaz carbonique, et qu’il évitera tout résidu nocif pour préserver l’environnement. Ainsi NEOM deviendrait un centre d’épuration durable pour l’eau.

Le projet, financé par le Fonds d’investissement public (PIF), pourra produire jusqu’à 800 litres d’eau potable par jour à partir de l’air humide. Les machines eau-air déployées à NEOM utiliseront un processus consistant à extraire la vapeur d’eau de l’air et à la convertir en liquide purifié.

Après la purification, les machines utiliseront du calcium, du magnésium et des sulfates pour minéraliser l’eau, ce qui donnera une eau potable « de la plus haute qualité ».

Puisqu’une plus grande quantité d’eau se trouve dans l’air humide, les machines fonctionneront efficacement dans NEOM pendant la majeure partie de l’année, avec des températures de 35° et une humidité de 60 % par rapport à la température normale entre avril et octobre de chaque année.

Le Giga projet de NEOM est en cours de construction sur une superficie de 25 500 km² dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite. Il offrira ainsi des opportunités d’investissements dans les secteurs économiques et les développements immobiliers.

NEOM pourrait se doter, dans le domaine de l’eau, d’une invention des plus innovante, indispensable et prometteuse pour la population mondiale, beaucoup plus accessible et moins chère que le dôme solaire.

De l’eau potable fabriquée à partir de l’air. Sachant que l’eau potable est l’une des ressources les plus précieuses sur Terre et l’une des plus menacées cela serait un grand pas pour l’Humanité.

D'après l’OMS, de nos jours, 2,1 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau salubre dans leur domicile, soit 30 % de la population mondiale. Un nombre qui pourrait augmenter à cause du changement climatique, de l’utilisation de pesticides, de l’augmentation de la population mondiale et de l’épuisement des aquifères.

Tout est possible dans ce monde où la technologie règne en maître absolu, fournissant des inventions des plus utiles et d’autres non.

En effet, pour que cette invention se fasse, il a fallu le concours de deux start-up : Skysource et Skywater dont l’objectif ambitieux était de remporter le concours du prix XPrize de 1,5 millions de dollars pour créer un appareil capable de produire 2 000 litres d’eau potable, par jour à partir de la seule humidité de l’air, le tout pour un coût inférieur à deux centimes le litre, ce qui permettrait de fournir de l’eau à 100 personnes, pour un coût inférieur à 40 dollars par jour.

Concours lancé il y a quelques années, par le mécénat du groupe Tata et de l’agence d’aide internationale australienne.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Cette invention se présente sous la forme d’un conteneur maritime équipé d’un appareil qui aspire l’air chaud de l’extérieur pour le réfrigérer et ainsi transformer l’humidité en gouttes d’eau par effet de condensation. A l’intérieur, une machine capture l’humidité de l’air afin de fournir de l’eau fraîche à un prix substantiellement inférieur à celui d’autres techniques, comme la désalinisation. Un procédé bien connu mais qui réclame beaucoup d’électricité, ce qui le rendait, jusqu'ici, inabordable. Il peut être installé n’importe où, aussi bien en ville qu’à la campagne.

Gazéifier les déchets végétaux, comment ça marche ?

L’originalité de la machine réside dans l’emploi de biogaz comme source  d’énergie, rendant son emploi possible partout dans le monde. Un gazéifieur situé au sein du contener transforme ainsi (par pyrolyse) tout type de déchets végétaux, comme de la sciure, des coques de noix de coco ou des feuilles mortes, en énergie, pour alimenter le condensateur. Ce procédé génère un sous-produit : du biocharbon. Un engrais naturel qui augmente la capacité de séquestration du carbone des sols, rendant ainsi la machine non seulement neutre, mais même négative en termes d’émissions de CO2. Dans des lieux sans végétaux où il serait impossible de produire du biogaz, comme les déserts, la machine pourrait fonctionner avec des panneaux solaires, rendant ainsi l’eau potable accessible et abondante sur toute la planète.

À première vue, cette invention pourrait être des plus appréciables dans les pays où l’eau se fait rare. Les zones les plus touchées devraient être vivifiées.

Quoiqu’il en soit, ce projet qui parait prometteur serait-il accessible à tous les pays dont les plus pauvres, ou est-il un privilège réservé, une fois de plus, à ceux qui y mettront le prix ?

En effet, pareille invention serait une bouffée d’air frais pour les populations démunies.

Encore une innovation technologique qui fera partie de la longue liste de prouesses scientifiques produites à NEOM, qui sera de ce point de vue la ville de tous les miracles et de toutes les merveilles.