"Elon Musk a raison. Nous accepterons dans quelques temps pour nos enfants et nos petits enfants, l'implantation de micro-processeurs dans leur cerveau pour les rendre égaux et leur permettre de lutter, d'être complémentaires avec l'Intelligence Artificielle. Nous préfèrerons la fusion avec l'IA plutôt que la vassalisation. "

C'est sur ces quelques mots que le porte-voix francophone du transhumanisme a conclu le Global Positive Forum en 2017 sur l'Homme augmenté.

Laurent Alexandre, 60 ans, chirurgien de formation, écrivain, homme politique, entrepreneur, économiste, neurobiologiste, semble comme tout mondialiste qui se respecte, jouer un jeu trouble dans les réseaux du pouvoir avec ses multiples casquettes.

Il brise les clivages, fréquentant tantôt les mouvements d'extrême-droite, tantôt la gauche, tantôt les arcanes du pouvoir profond en étant membre du plus prestigieux club de l'élite française, le Siècle.

Chroniqueur dans la presse mondialiste L'Express et Le Monde, proche de Jacques Attali, il se dit macroniste. Il estime que le clivage du futur opposera "bio-conservateurs" et "transhumanistes".

Il a été co-fondateur du site Doctissimo. Sa vente au groupe Lagardère l'a propulsé au rang de millionnaire, avant de monter ou de racheter une dizaine de Start-up dont DNA Vision, une boîte de séquençage de gène, et NBIC Finance (Nanotechnologies, Biotechnologies, Informatique et sciences Cognitives)

Laurent Alexandre se présente comme un expert des conséquences politiques et géopolitiques de ces technologies émergentes. Depuis des années, il distille dans l'opinion publique les idées transhumanistes par son omniprésence dans les médias. Tel un devin, il acclimate la population à l'idée que l'humanité doit inévitablement fusionner avec l'IA pour ne pas être dépassée par elle. En matière d'Intelligence Artificielle, il alerte notamment l'Europe et la France sur leur retard face à la Chine et aux États-Unis : "Si nous ne réagissons pas, nous allons finir comme une colonie technologique dans les mains des géants du numérique sino-américains ".

L '«Homme augmenté», que les neurosciences et le génie génétique rendent plausible aujourd'hui, prendra tout son sens à NEOM. Dans cette mégalopole high-tech, dont la gestion dépendra plus des robots que des hommes, il est difficile d'imaginer que ces derniers soient dénués d'artifices neuro-technologiques.