Article qui Résume l'épopée de Moïse, avec l'énumération du sens des dix commandements tels que transcrits par Joseph ben Mattathias dans son Antiquitates Judaicae aux 1 er siècle. Interrogation sur ce que représente le mont Sinaï au niveau eschatologique.

Le décalogue, qui en hébreu se dit Assereth ha-dibberoth, et que nous traduisons généralement par les dix paroles, ou commandements, correspond aux instructions reçues de Dieu par Moïse, à travers les tables de la Sainte Thora. Que cela soit, tant au niveau strictement religieux, que cinématographique, où par le biais de comédies musicales, la popularité historique de l'épopée des dix commandements n'est plus à démontrer.

Une série d'événements autour du sacerdoce de Moïse qui, de par sa prédestination, sera sauvé,  puis éduqué parmi les hauts dignitaires de la cour de Pharaon, pour ensuite sauver à son tour les hébreux du despotisme égyptien. Ce fut en effet durant un asile temporaire dans la région arabe de Madian, qu'il sera missionné à travers cette expérience Bibliquement décrite comme une sollicitation Divine à travers un buisson de feu.

C'est au cours de cet exode, de passage sur ce même Mont Sinaï, appelé aujourd'hui Jabal al-lawz où il fut au préalable missionné par le très Haut, que lui seront gravées ces dix injonctions sur de la pierre par Dieu lui-même.

D'après la synthèse de l'historiographe romain du 1er siècle, Joseph ben Mattathias, dans son Antiquites Judaïques,  la première parole nous enseigne que Dieu est Un, qu'il ne faut vénérer que lui seul. La deuxième nous commande de ne faire aucune image d'animal pour l'adorer, la troisième de ne pas invoquer Dieu en vain, la quatrième d'observer chaque septième jour en nous abstenant de tout travail, la cinquième d'honorer nos parents, la sixième de nous garder du meurtre, la septième de ne point commettre d'adultère, la huitième de ne point voler, la neuvième de ne pas rendre de faux témoignages, la dixième de ne rien convoiter qui appartienne à autrui.

Ces instructions sont bien évidemment, et à quelques différences près, présentes dans le Livre de l'Exode, ainsi que dans le Deutéronome. Entre l’Église réformée, l’Église grecque orthodoxe et le catéchisme catholique, nous retrouverons également de légères variantes.

On ne pourrait bien évidemment pas mentionner cette terre bénie sur laquelle se trouve le mont Sinaï d'Arabie, et sur laquelle le bâton de Moïse, ainsi que le veau d'or se vivifièrent, sans faire allusion à l'accaparement qui en est faite pour le projet apocalyptique et anti-christique de Neom.

Ces actuelles exactions, consistant en des meurtres et expulsions, qui sont loin d'être en adéquation avec l'éthique et les valeurs résultant des consignes Divine qui y furent révélées, témoignent-elles d'une profanation laissant pressentir cette volonté d’inversion des valeurs, au point de nous orienter vers un pandémonium paradisiaque ?

Cet endroit tant convoité, en tant que paradis futuriste et éphémère, apogée de l'Intelligence Artificielle, ne serait-il finalement pas autre chose qu'une contrefaçon liée à notre genèse commune par le biais du jardin d'Eden ?

Quoiqu'il en soit, il est certain que quelque chose de terrible est en train de s'y préparer: une funeste séduction face à laquelle il ne sera pas aisé de résister.