Ouverture au tourisme, normalisation des relations en vue avec Israël, réformes sociétales importantes, le tout sur fond de construction de NEOM…, avec la méga-cité futuriste gérée par l’intelligence artificielle, l’Arabie saoudite semble se préparer à entrer dans une nouvelle ère.

Mais plus que cela, il se pourrait que prochainement Ryad fasse une révélation dont les conséquences pourraient être retentissantes, tant au niveau commercial et touristique que… religieux.

Cette déclaration pourrait concerner le lieu où se trouverait le fameux Mont-Sinaï, un sujet que la plupart des croyants des trois grandes religions monothéistes pensaient clos depuis longtemps.

Ce sommet sacré, à la jonction de l'islam, du christianisme et du judaïsme est l’endroit où le Prophète Moïse reçut la révélation divine. Il se situe officiellement en Égypte, dans la péninsule du Sinaï, et accueille chaque année des milliers de touristes venus se ressourcer sur les traces de Moïse.

Or, il existe une controverse à propos de cet endroit, qui pour de nombreux chercheurs et archéologues, se trouverait en réalité en Arabie saoudite, du côté de Djebel el Lawz, une montagne située dans le nord-ouest du royaume, au-dessus du golfe d'Aqaba à 2 580 mètres d'altitude.

Une zone interdite d’accès depuis de nombreuses années, et qui est sur le point d’ouvrir ses portes au tourisme, dans le cadre du projet NEOM.

Un indice a attiré notre attention concernant ce sujet, des sites dédiés au tourisme religieux chrétien proposent des séjours à partir de la fin de l’année 2020, à des tarifs excessivement élevés, afin de visiter la région de Djebel Lawz en affirmant qu’il s’agit du véritable Mont Sinaï ! (https://livingpassages.com/christian-tours/saudi-arabia/)

Des visites qui ne peuvent se faire que depuis l’ouverture du royaume au tourisme, après son annonce du vendredi 27 septembre affirmant qu’il délivrait désormais des visas touristiques.

C’est probablement également l’une des raisons de la volonté de normalisation officielle des liens avec Israël, dont les ressortissants majoritairement de confession juive sont susceptibles d’être parmi les premiers à souhaiter se rendre sur les traces du Prophète Moïse.

Si l’Arabie saoudite décidait de proclamer officiellement la présence en son sein du Mont Sinaï, en accord avec les instances religieuses juives et chrétiennes, voire musulmanes, ce site, compte tenu des constructions pharaoniques d’infrastructures touristiques dans le cadre du projet NEOM, deviendrait alors certainement l’un des lieux sacrés les plus visités au monde.

Cela engendrerait par la même occasion une manne financière inestimable et prouverait alors que la cité de NEOM se construit bien à l’endroit même où une partie des enfants d’Israël qui accompagnaient Moïse ont construit le Veau d’or…

Le voisin égyptien pourrait alors en prendre ombrage, mais il semble que des tractations ont déjà eu lieu afin d’arrondir les angles financiers, ainsi que l’existence de nombreux projets communs, toujours dans le cadre de NEOM : fond conjoint de 10 milliards de dollars pour financer la région égyptienne qui borderait NEOM, projet de pont qui relierait l'Égypte au royaume, inclusion d’une partie du Sud du Sinaï égyptien incluant la ville de Charm el-Cheikh et une partie du continent incluant la ville d’Hurghada dans le projet NEOM, etc.