La région d’Al Ula, située sur le territoire de NEOM, connaît la prospérité dès l’Antiquité grâce à la fertilité de son oasis. Elle la doit également à sa position de carrefour sur les pistes caravanières qui traversaient l’Arabie, en particulier celle de la myrrhe, de l’encens et des aromates convoyés depuis l’Arabie Heureuse.

C’est à un voyage au pays des palmeraies, des écritures, des sanctuaires, des tombeaux rupestres et des pistes caravanières que nous a invités l’Institut du monde arabe d’octobre 2019 à mars 2020,  en partenariat avec la Commission royale pour Al Ula, dans une région extraordinaire, habitée depuis des millénaires.

Un jardin aux senteurs de datte, d’orange, de citron et de menthe, la sépulture d’une femme nabatéenne, les stations des pèlerins en route vers les lieux saints de l’Islam et les gares ottomanes du chemin de fer du Hijâz y sont autant de haltes pour le visiteur, avant qu’il ne se perde dans les ruelles de la vieille ville d’Al Ula.

Habitée jusqu’au milieu du XXe siècle, celle-ci porte la mémoire de douze siècles d’histoire racontée par ses habitants.

Des vestiges inédits de la cité antique d’Al Ula, étudiés par des équipes de chercheurs français et saoudiens, ont été dévoilés lors de cette exposition.