Alors que la France est la première destination touristique mondiale depuis plusieurs années, l’Arabie Saoudite, à travers son projet pharaonique Visio 2030, s’est lancée comme ambition de faire de la région d’Al Ula un épicentre touristique.

Région désertique, parsemée de canyons et de vallées rouges, ponctuée d’impossibles sculptures rocheuses monumentales ciselées par l’érosion, la région d’Al Ula, située au Nord-Ouest du pays, par ses oasis et son histoire, devrait attirer les passionnées d’art, de culture et d’amoureux de la nature. Les récents déboires de Mohammed Ben Salmane ont jeté un coup de frein au projet.

Après un gros “coup de com” et en délivrant des visas aux touristes, l’Arabie Saoudite veut s’ouvrir au monde. Ouverture incarnée par MBS, elle se veut être à l’image de son modernisme. Le passage d’un pays fermé et moyenâgeux vers un pays ouvert et moderne devra se faire par une jeunesse répondant aux critères occidentaux. C’est dans ce sens que l’Arabie Saoudite a signé en 2018 un accord intergouvernemental avec la France pour un montant de 300 millions d’euros pour inculquer à cette jeunesse les savoirs, savoir-faire et savoir-être pour faire de cette région une destination artistique, culturelle et touristique phare. L’objectif est de produire des guides touristiques sachant raconter l’histoire à travers les lignes du temps et selon le modernisme prôné par MBS. Au-delà de ce montant, une manne de plusieurs milliards d’euros pour les entreprises françaises.